
Mort de Michael Jackson: ce que dit le rapport d¹autopsie
avril 12, 2010 par lagazettedeputeaux
LOS ANGELES
Amel Brahmi |
Alors que son médecin, le docteur Conrad Murray, vient d¹être inculpé pour
homicide involontaire, les enquêteurs de Los Angeles ont rendu public mardi
le rapport d¹autopsie de Michael Jackson. Une description édifiante de
l¹état de santé de Michael Jackson, au moment de sa mort le 25 juin dernier,
est faite sur 51 pages.
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Pour les enquêteurs, tous les éléments rapportés constituent des preuves
que le roi de la pop est mort d¹une « intoxication sévère au propofol ».
Le rapport d¹autopsie décrit un homme fragilisé
«La victime pèse 61kg pour 1m75. Elle n¹a que très peu de cheveux sur
lesquels sont attachés une perruque. Son scalp, au niveau frontal, est
tatoué en noir, sur une surface chauve. Ses sourcils et le bord de ses
paupières sont également tatoués, ainsi que ses lèvres qui sont tatouées en
rose. Sa peau est couverte de tâches noires et blanches». Les enquêteurs ont
réalisé cette première autopsie moins de trois heures après la mort du
chanteur.
«La victime a plusieurs côtes cassées, ceci a probablement été causé par le
massage cardiaque effectué au moment de sa mort. Des traces de bronchiolites
et d¹inflammations sont constatées sur son poumon gauche et ceci a pu avoir
un effet empirant sur son état, même si cela n¹est pas considéré comme la
cause directe de sa mort ».
Selon le rapport, la nuit de sa mort, « la victime s¹était plainte de
déshydratation et d¹insomnie ». Michael Jackson, qui avait engagé le Dr
Murray pour l¹aider à le préparer à une série de concerts qui auraient
marqué son retour sur la scène, aurait appelé le médecin le 25 juin vers 1h
du matin. Ce matin-là, Conrad Murray a admis lui-même lui avoir donné trois
anti-dépresseurs pour l¹aider à dormir. Selon le médecin expert de la cour
de Los Angeles, «la quantité d¹anti-dépresseurs trouvé dans le sang du
chanteur a pu accentuer ses problèmes respiratoires et cardiovasculaires».
Du Propofol pour l¹aider à trouver le sommeil
Dans sa déposition, Conrad Murray déclare qu¹il a administré ce puissant
anesthésiant à son patient pour l¹aider à dormir. Mais un expert
anesthésiste engagé par la cour de Los Angeles pour étudier le rapport a
déclaré que le Propofol «n¹a auparavant jamais été utilisé pour traiter des
insomnies». «Les seules fois où l¹anesthésiant a été utilisé au domicile du
patient étaient dans des cas de suicides, de meurtres, ou par accident»,
a-t-il ajouté.
Le médecin a déclaré qu¹il suivait son patient pour des problèmes
d¹insomnie, depuis six semaines. Chaque nuit, il lui administrait, par
intraveineuse, 50mg de Propofol dilué avec un anesthésiant local, la
lidocaine. Il a également déclaré qu¹il s¹inquiétait de la dépendance de son
patient au traitement, et qu¹il essayait de l¹en détacher. Conrad Murray a
déclaré que, durant les deux nuits qui ont précédé la mort du chanteur, il
avait ajouté d¹autres substances et avait enfin réussi à le faire dormir.
Une substance qui lui a été fatale
Selon un expert cité dans le rapport, « le Propofol a été administré sans
l¹équipement approprié, tel qu¹un éléctrocardiogramme ou encore une
alimentation en oxygène». De plus, « l¹utilisation de l¹anesthésiant
nécessite un suivi rapproché par un anesthésiste », alors que le Dr Murray
n¹ est que cardiologue. «Une alimentation à oxygène a été retrouvée près du
lit de Michael Jackson, mais elle était vide».
Toujours selon le rapport d¹autopsie, « plusieurs bouteilles de propofol, à
moitié vides », ont été retrouvées dans la maison du chanteur et toujours
selon l¹expert, « toute bouteille contenant du propofol et ouverte depuis
plus de 6 heures doit être jetée, pour en éviter l¹infection
bactériologique. De plus, le montant de propofol trouvé dans le sang de la
victime est équivalent à celui utilisé dans le cas de grosses opérations
chirurgicales. Dans ce cas, le patient doit être intubé et ventilé par un
anesthésiste. » Michael Jackson n¹avait pour médecin que son cardiologue.
Le rapport d¹autopsie conclut : «La procédure standard d¹administration du
Propofol n¹a pas été suivie». Le docteur Murray risque quatres ans de
prison.